SORTIR DE LA BULLE

Nous avons été enfermés dans notre bulle de confinement, nous avons maintenant la possibilité de sortir librement au grand air.

Finies les informations du monde extérieur par la radio, la télévision ou internet toute la journée. A chaque information, les mêmes nouvelles étaient martelées : manque des masques, personnel soignant débordé, les gestes barrières et le confinement à respecter, le vaccin à venir, les résultats des tests plus ou moins opérationnels et le nombre des morts….

Ces mots nous tracassaient dans notre pauvre tête et empêchaient tout optimisme. L’angoisse montait et perturbait notre sommeil.

De plus pour les implantés et malentendants, il est plus difficile de comprendre les conversations à travers un masque.

Cependant, Il a fallu quand même apprendre à vivre comme cela, car LA VIE CONTINUE. Vivre avec notre bulle sans communication possible avec les autres, ON CONNAIT !

Eh oui, quand on est sourd ou malentendant, on est dans une bulle avec des informations tronquées, des frustrations de ne pas comprendre, l’angoisse de ne pas se faire comprendre, et surtout l’angoisse de devoir affronter les autres. On fuit tout contact social. Bref on se replie sur soi-même.

La rencontre avec des pairs peut nous faire comprendre que des solutions existent. Pendant ce confinement, nous avons pu prendre des nouvelles de ceux et de celles qui ont été confinés tout seuls chez eux. On a pu communiquer par WhatsApp, SMS, Facebook ou envoyer des mails. On a pu se mettre en colère contre ceux qui ont profité de cette crise. On a eu l’impression que le temps s’est passé différemment.  On a fait beaucoup de choses mais on peut les vivre plus intensément.

La vie d’après le confinement se met très prudemment en place. Mais dans d’autres pays, le déconfinement n’est pas pour tout de suite. Pour ma part, en Amérique latine, c’est seulement à partir du 30 juin 2020 pour le Pérou et le Chili : j’ai un ami chilien qui est resté coincé à Puntas Arénas en Patagonie (Terre de Feu) depuis janvier 2020, il devrait rentrer fin avril pour préparer le concert de la MISA CRIOLLA, en juin, programmé pour la fête des 20 ans de l’association (annulé et reporté en 2021). Aux dernières informations : c’est l’hiver, là-bas, avec des tempêtes de vent et de neige. Il vit de la pêche, car il n’y a pas de vol intérieur ni bien sûr de vol en direction de Paris.  Bref, un exemple parmi d’autres sur les bouleversements dus au COVID-19.

Pour notre association, il est difficile de retrouver notre rythme normal : nous sommes en attente des consignes des médecins de l’hôpital de La Pitié Salpêtrière pour reprendre nos permanences du mercredi matin ainsi que la mise à disposition de notre salle à la Maison des Associations de l’hôpital. Mais rien ne nous a empêché de nous réunir chez notre ancienne Présidente Suzette BIONDI-CHEVRIER. Nous avons pu ainsi recharger nos batteries et surtout se rencontrer, sans oublier les gestes barrières sanitaires (les SMS, les mails et conférence textes ça va un moment).

Nous attendons avec impatience le mois de septembre pour remettre en place nos activités avec l’objectif d’organiser les ateliers avec les fabricants habituels,  d’ici la fin de l’année et bien sûr reprendre nos permanences.

Prenons avec sagesse la nouvelle vie qui nous est imposée. Restez très prudent et respectez les gestes de barrières sanitaires, le virus est toujours là, le combat continue.

En attendant de vous rencontrer de nouveau, Je vous souhaite d’excellentes vacances.

François FLORES